Ce qu’il faut savoir sur l’ibuprofène et la COVID-19

Ce qu’il faut savoir sur l’ibuprofène et la COVID-19. Découvrez les faits (picture of Advil tabs and GSK logo on orange background)

À l’attention de la communauté médicale

Chez GSK Soins de santé aux consommateurs, nous comprenons votre besoin de disposer d’information juste afin de prendre des décisions thérapeutiques et de répondre aux questions et aux préoccupations de vos patients en toute confiance. En notre qualité de partenaire de confiance pour les soins et le bien être de vos patients, nous sommes déterminés à vous soutenir.

Voici les plus récents renseignements:

Santé Canada1, la Société canadienne de pédiatrie2, l’Association des pharmaciens du Canada3, les National Institutes of Health (NIH)4 et le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) au Royaume-Uni5 continuent de reconnaître le manque de données scientifiques établissant un lien entre l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont l’ibuprofène, et l’aggravation de la COVID-19.

Le 27 mai 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a ajouté l’ibuprofène à la liste de médicaments essentiels dans ses lignes directrices sur le traitement de la douleur et de la fièvre associées à la COVID-196.

Par ailleurs, une étude de cohorte rétrospective évaluée par des pairs et portant sur 403 patients atteints de COVID-19 du Shamir Medical Centre, en Israël, a été publiée le 12 juin 2020 dans le Clinical Microbiology and Infection Journal et a conclu que « l’ibuprofène n’était pas associé à des résultats cliniques plus défavorables que le paracétamol ou que l’emploi d’aucun antipyrétique. Chez les patients fiévreux, aucune différence n’a été observée entre les résultats cliniques des utilisateurs d’ibuprofène et ceux des utilisateurs de paracétamol [acétaminophène]7».

Lorsqu’il est pris selon les directives, l’ibuprofène peut être utilisé de façon sécuritaire et efficace pour soulager la douleur et réduire la fièvre associées à la COVID-19, d’après le consensus médical général.

La sécurité des consommateurs est notre principale priorité, et nous suivons de près les énoncés publiés par les autorités sanitaires publiques et les experts médicaux.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites Web de ces autorités de santé publique. Ces organismes ne sont pas officiellement affiliés à Advil et l’utilisation de leurs logos ne doit pas être interprétée comme une approbation.

l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)

Les directives de l’OMS sur la prise en charge clinique de la COVID-19 publiées le 27 mai 2020 recommandent l’utilisation d’antipyrétiques (dont les AINS) pour le soulagement des symptômes de la fièvre et de la douleur chez les patients atteints de symptômes légers de COVID-19. De plus, l’ibuprofène fait partie de la liste de médicaments essentiels pour prévenir et soulager la douleur associée à la COVID-196.

National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIH)

Dans leurs lignes directrices sur le traitement de la COVID-19, les NIH recommandent ce qui suit en ce qui concerne l’utilisation d’AINS chez les patients atteints de COVID 194:

  • Les personnes atteintes de COVID-19 qui prennent des AINS pour une affection concomitante doivent continuer leur traitement conformément aux directives que leur avait données leur médecin (AIII).
  • Le groupe recommande de ne pas faire de différence dans l’utilisation des stratégies antipyrétiques (p. ex., acétaminophène ou AINS) entre les patients atteints ou non de COVID-19 (AIII).
Association des pharmaciens du canada

« On ne dispose pas de suffisamment de données pour savoir si les AINS ont une incidence négative sur la morbidité ou la mortalité attribuables à la COVID-19. Santé Canada continue de recommander l’ibuprofène et l’acétaminophène pour traiter la fièvre causée par la COVID-193. »

Société canadienne de pédiatrie

«Il y a peut-être des raisons de faire preuve de prudence lors du traitement aux AINS chez les personnes âgées, mais rien n’indique que les parents et les cliniciens qui soignent des enfants de plus de six mois atteints d’une COVID-19 présumée doivent éviter d’administrer de l’ibuprofène pour le contrôle de la fièvre2

Dans ses conseils se rapportant à la COVID-19 chez les enfants publiés le 25 mars 2020, la Société canadienne de pédiatrie indique que les données à jour et les pratiques exemplaires appuient l’administration d’acétaminophène ou d’ibuprofène pour traiter les symptômes de COVID-199.

Un héritage d’innocuité fondée sur des données probantes10

L’ibuprofène est un médicament bien établi qui, lorsqu’il est pris conformément à la monographie, est considéré comme étant sécuritaire pour réduire la fièvre et soulager la douleur.

  • Il est utilisé par des millions de consommateurs dans 40 pays depuis plus de 3 décennies.
  • Il a fait l’objet d’études approfondies et il est strictement réglementé afin d’assurer qu’il satisfait aux exigences des autorités sanitaires.
  • II est largement utilisé pour soulager certains des symptômes de la grippe (douleur et fièvre).

Aller de l’avant en ces temps difficiles

Conformément aux recommandations actuelles des principaux organismes de santé publique, GSK Soins de santé aux consommateurs conseille que vous parliez directement avec vos patients de leurs besoins thérapeutiques individuels.

Par ailleurs, d’après le consensus médical général d’agences de santé et d’autorités sanitaires publiques mondiales, nous espérons que vous continuerez d’utiliser en toute confiance l’ibuprofène de façon appropriée comme analgésique et antipyrétique pour apporter du réconfort et des soins à vos patients atteints de COVID-19.

Nous continuerons d’évaluer les données publiées et vous ferons parvenir de nouvelles mises à jour à mesure qu’elles seront disponibles. Comme toujours, nous maintenons notre engagement à fournir des renseignements équilibrés sur nos médicaments, à demeurer transparents au sujet de notre travail, à travailler avec intégrité et à toujours faire passer les intérêts des patients d’abord et avant tout.

Merci et soyez prudents.

Pour en savoir plus sur la façon d’évaluer les risques du produit par rapport à ses bienfaits, veuillez consulter la monographie, disponible sur demande (1-855-367-7349), ou le site Web de Santé Canada. Recommandez toujours au patient de lire l’étiquette. Les conditions d’autorisation de mise en marché sont disponibles sur demande au 1 855-367-7349.

Foire aux questions

  • Non, l’ibuprofène/Advil est considéré comme étant sécuritaire et peut efficacement soulager la douleur et réduire la fièvre chez les patients atteints de COVID-19 lorsqu’il est utilisé conformément aux directives, d’après le consensus médical général d’agences de santé et d’autorités sanitaires publiques mondiales1-6.

    • Il est utilisé par des millions de consommateurs dans 40 pays depuis plus de 3 décennies10.
    • Il a fait l’objet d’études approfondies et il est strictement réglementé afin d’assurer qu’il satisfait aux exigences des autorités sanitaires10.
    • II est largement utilisé pour soulager certains des symptômes de la grippe (douleur et fièvre)10.
  • La controverse concernant l’utilisation de l’ibuprofène et d’autres AINS pour traiter les symptômes de la COVID-19 est apparue à la suite de la publication d’un commentaire (Fang et al. 2020) dans The Lancet Respiratory Medicine11. Cette controverse s’est amplifiée après que le ministre de la Santé de la France a laissé entendre, dans un message publié par la suite sur Twitter, que les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène ou la cortisone peuvent être un facteur aggravant la COVID-19.

    Le commentaire de Fang et ses collaborateurs portait sur les données de 3 évaluations rétrospectives de dossiers médicaux en Chine, couvrant près de 1300 patients atteints d’une infection grave par la COVID 19. Les auteurs ont observé qu’un nombre significatif de ces patients souffraient d’hypertension et de diabète, soit de 12 à 30 % selon l’étude. Les données sur les traitements concomitants n’étaient pas disponibles, mais les auteurs ont néanmoins avancé que des taux plus élevés d’expression des récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA2) pourraient augmenter le risque d’infection par le coronavirus. Les récepteurs de l’ECA2 s’expriment sur les cellules alvéolaires (entre autres tissus) et agissent comme le principal point d’entrée/portail pour le SRAS-CoV-2 (COVID-19), de même que pour toute la famille des syndromes respiratoires aigus sévères (SRAS)12. La COVID-19 semble avoir une affinité particulière pour les récepteurs de l’ECA2 exprimés chez l’humain12. Par conséquent, Fang et ses collaborateurs ont supposé que l’utilisation d’inhibiteurs de l’ECA2 et de médicaments semblables pouvait exacerber la gravité de la COVID-19 et augmenter le risque de mortalité. De plus, Fang et ses collaborateurs ont classé l’ibuprofène dans cette même catégorie de médicaments, sans toutefois présenter de données cliniques ou précliniques à l’appui.

    Aucune donnée clinique n’appuie la théorie sur le lien entre l’utilisation d’AINS, en particulier l’ibuprofène, et l’aggravation des symptômes de la COVID-19; cette théorie a provoqué une confusion considérable et est l’objet d’une controverse au sein de la communauté médicale.

  • Dans leur commentaire publié dans The Lancet Respiratory Medicine le 11 mars 2020, Fang et ses collaborateurs ont émis l’hypothèse selon laquelle les patients atteints de maladies cardiaques, d’hypertension ou de diabète et traités par des médicaments qui augmentent l’expression de l’ECA2 présentent un risque accru de contracter une infection grave par la COVID-19. Les patients prenant des médicaments augmentant l’expression de l’ECA2, comme les inhibiteurs de l’ECA et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA), devraient donc faire l’objet d’une surveillance particulière 11.
     
    En outre, l’article indique que la prédisposition génétique à un risque accru d’infection par le SRAS CoV 2 est un autre aspect qui devrait être évalué, car elle pourrait être attribuable aux polymorphismes des récepteurs de l’ECA2 qui ont été liés au diabète, aux accidents vasculaires cérébraux et à l’hypertension, de même qu’à des populations ethniques particulières. Les auteurs soulignent que la sensibilité d’une personne peut être causée par une combinaison du traitement et des polymorphismes des récepteurs de l’ECA2.
     
    Dans leur commentaire, les auteurs déclarent qu’il est également possible d’augmenter l’ECA2 avec des thiazolidinediones (glitazones) et l’ibuprofène; cependant, ils n’ont fourni aucune donnée clinique ou préclinique à l’appui. Les auteurs de l’article, contrairement à plusieurs intervenants dans les médias, n’ont pas émis d’hypothèse sur un lien entre l’utilisation de l’ibuprofène et l’aggravation de la COVID-19.
     
    Il est important de noter que les commentaires, contrairement aux publications scientifiques, ne sont pas évalués par les pairs et sont des textes d’opinion. Ils servent à générer des hypothèses plutôt qu’à les valider.
  • « À l’heure actuelle, sur la base des informations disponibles, l’OMS ne recommande pas de déconseiller l’utilisation de l’ibuprofène. Nous consultons également les médecins qui traitent la COVID 19 et nous n’avons pas connaissance de rapports faisant état d’effets négatifs de l’ibuprofène, outre les effets secondaires habituels connus qui limitent son utilisation dans certaines populations. L’OMS n’a pas connaissance de données cliniques ou démographiques publiées sur ce sujet13. »

    Le 20 mars 2020, l’OMS a effectué un examen systématique rapide en vue d’évaluer les conséquences de l’utilisation antérieure et courante d’AINS chez des patients atteints d’infections respiratoires virales aiguës sur les effets indésirables sévères aigus, l’utilisation des soins de santé de courte durée, de même que sur la qualité de vie et la survie à long terme des patients. L’examen incluait des études menées chez des humains de tout âge atteints d’infections respiratoires virales et exposés à des AINS à action générale sous quelque forme que ce soit. Toutes les études sur la COVID-19, le syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont été incluses, indépendamment de la taille de leur échantillon. L’examen a conclu que, pour le moment, il n’y a aucune preuve que l’utilisation d’AINS a des conséquences sur les effets indésirables graves, l’utilisation des soins de santé de courte durée, la survie à long terme ou la qualité de vie des patients atteints de COVID-19. Un résumé scientifique a été publié le 19 avril 2020 sur les méthodes, les résultats et les limites de l’examen systématique14.

    Les directives de l’OMS sur la prise en charge clinique de la COVID-19 publiées le 27 mai 2020 recommandent l’utilisation d’antipyrétiques (dont les AINS) pour le soulagement des symptômes de la fièvre et de la douleur chez les patients atteints de symptômes légers de COVID-19. De plus, l’ibuprofène fait partie de la liste de médicaments essentiels pour prévenir et soulager la douleur associée à la COVID-196.

  • Dans leurs lignes directrices sur le traitement de la COVID-19, les NIH recommandent ce qui suit en ce qui concerne l’utilisation d’AINS chez les patients atteints de COVID-194:

    • Les personnes atteintes de COVID-19 qui prennent des AINS pour une affection concomitante doivent continuer leur traitement conformément aux directives que leur avait données leur médecin (AIII).
    • Le groupe recommande de ne pas faire de différence dans l’utilisation des stratégies antipyrétiques (p. ex., acétaminophène ou AINS) entre les patients atteints ou non de COVID-19 (AIII).
  • Association des pharmaciens du Canada : « On ne dispose pas de suffisamment de données pour savoir si les AINS ont une incidence négative sur la morbidité ou la mortalité attribuables à la COVID-19. Santé Canada continue de recommander l’ibuprofène et l’acétaminophène pour le traitement de la fièvre causée par la COVID-193. »

    Association canadienne de pédiatrie : « Il y a peut-être des raisons de faire preuve de prudence lors du traitement aux AINS chez les personnes âgées, mais rien n’indique que les parents et les cliniciens qui soignent des enfants de plus de six mois atteints d’une COVID-19 présumée doivent éviter d’administrer de l’ibuprofène pour le contrôle de la fièvre2. »

    Dans ses conseils se rapportant à la COVID-19 chez les enfants publiés le 25 mars 2020, la Société canadienne de pédiatrie indique que les données à jour et les pratiques exemplaires appuient l’administration d’acétaminophène ou d’ibuprofène pour traiter les symptômes de COVID-199.

  • Nous continuons de surveiller de près la situation entourant la COVID-19 et l’utilisation de l’ibuprofène (l’ingrédient actif d’Advil), et nous sommes déterminés à rester transparents dans nos communications et à préserver la santé et la sécurité de nos clients.

    Conformément aux recommandations actuelles des principaux organismes de santé publique, GSK Soins de santé aux consommateurs conseille que vous parliez directement avec vos patients de leurs besoins thérapeutiques individuels.

    Les autorités sanitaires publiques se ralliant à un consensus de plus en plus unanime, nous espérons que vous continuerez d’utiliser en toute confiance Advil (ibuprofène) de façon appropriée comme antipyrétique et analgésique pour apporter du réconfort et des soins à vos patients atteints de COVID‑19.

  • Veuillez composer le 1-855-367-7349 pour obtenir de plus amples renseignements sur Advil et son profil d’innocuité établi.

  • Vos patients et vous trouverez d’importantes ressources sur la COVID-19 et l’utilisation de l’ibuprofène au https://www.advil.ca/fr/coronavirus/faqs. Veuillez par ailleurs continuer de visiter le site GSK Health Partner pour prendre connaissance des futures mises à jour.